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projet de diplôme
En rédigeant mon mémoire, j'ai pu constater que même si la production de masse est au coeur de la conception de nos objets du quotidien, cette norme semble rejetée pour créer des produits différents qui répondent à l’individu plutôt qu’à tous. Conscients de ces nouveaux défis, les designers tentent d’apporter des solutions à l'industrie en proposant des objets singuliers et en recréant des liens avec l’artisanat. Pour mon projet de diplôme, j’ai donc cherché à fabriquer des vêtements identiques et productibles en série, mais qui se singularisent au sein du procédé de fabrication, variations et aspérités, et avec le passage du temps. J'ai décidé d'exploiter le cuivre qui est une matière interessante lorsqu'elle évolue car sa couleur change en s'oxydant. J'ai utilisé le fil de cuivre provenant de bobines d'appareils électriques endommagés en le tricotant comme un fil textile. J'ai ensuite chercher à l'altérer en lui donnant une patine vert de gris avec une solution d'ammoniaque.
fanzine illustrant mes recherches et étapes, de la récupération des bobines jusqu'à l'échantillon oxydé
15 x 20 cm, 24 pages, papier recyclé, reluire copte, impression numérique

Ebauche de reflexion sur ce projet. J’ai imaginé une boite fermée hermétiquement dans laquelle des vêtements tous identiques baigneraient dans une solution afin de les altérer Le vert de gris se développera sur les éléments en cuivre et formera des variations de couleurs et motifs. Selon le moment où l’acheteur va acquérir le vêtement et le sortir de la «boite», son aspect sera diffèrent d’un autre. Un vernis sera ensuite appliqué afin d'empêcher sa toxicité et de stopper le processus d’oxydation.




haut : estampe en eau forte sur papier
droite : série de six estampes en eau forte, imprimées sur une tenture en voile de coton (70 x 140 cm).La composition cadrée en hors champ illustre la captation d’un mouvement sur un court instant.



Série de trois photogrammes, réalisés un à un selon le même procédé qui consiste à placer un objet sur un papier photosensible et à l’exposer à une faible lumière artificielle, avant de le developper. Les éléments sont à peine identifiables et forment une image presque abstraite. Bien que le « sujet photographié » soit le même, les trois photogrammes présentent des différences et des aspérités dans le grain, les formes, la lumière ou les couleurs. Ce protocole est reproductible à l’infini, mais son résultat sera toujours different.
réalisé en collaboration avec Elisa Bapst



Robe longue réalisée à partir de pièces tricotées à la main avec différentes pelotes de laines noires récupérées et upsyclés. Les pièces, de taille différentes, varient en fonction de l’epaisseur et de la matière du fil. Elles ont été assemblées afin de créer un patchwork irrégulier.
Ce projet illustre l’instabilité et le changement. Le monde végétal s’assombrit et se teinte d’une étrange poésie. Des lignes graphiques évoquent la structure nervurée des végétaux. J’ai travaillé avec des éléments périssables qui renvoient à de l’éphémère, en acceptant qu’ils vont se modifier, peut être se casser. Les matières sont relativement fines, transparentes et tendent à imiter la fragilité du vivant.









jury de diplôme de DNMADE
soutenu de 16 juin 2021